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samedi 11 avril 2009

67 vies fauchées


Pour construire la nouvelle salle de concert de l'Orchestre symphonique de Montréal, la Ville de Montréal abat, dans un charmant petit parc pas très loin de chez moi, 67 pommetiers aux fleurs roses, âgés de 45 ans.



67 vies fauchées, sans état d'âme !

On en replantera d'autres, mais tout de même : c'est choquant de voir disparaître d'un coup, en quelques minutes, 67 beaux arbres adultes* et sains.

J'écris bien « arbres adultes » et non « arbres matures », comme on le voit et on l'entend trop souvent. Le mot « mature », en français, se dit d'un saumon en âge de frayer. Je veux bien croire que des arbres de 45 ans ont pu avoir l'occasion de se reproduire déjà, mais je considère comme immatures tous les individus qui utilisent cet adjectif pour qualifier un arbre. C'est surtout au Québec qu'on entend l'adjectif « mature » employé autant pour qualifier un arbre, une personne ou un animal. Je ne m'y résigne pas : ça m'écorche les oreilles à chaque fois.

mardi 29 juillet 2008

Banc public



En cliquant sur la photo, on l'agrandit

Montréal aime tellement ses écureuils qu'elle leur installe des bancs dans les parcs afin qu'ils puissent s'asseoir lorsqu'ils sont fatigués...







En cliquant sur la photo, on l'agrandit

Les écureuils de Londres ressemblent beaucoup à ceux de Montréal. Au premier abord, c'est la langue qui les distingue. Mais nous savons tous que lorsqu'il y a une réelle volonté de communiquer, les différences linguistiques ne sont jamais un obstacle insurmontable. Je l'ai écrit assez souvent, je crois, dans les communications privilégiées, il est plus important de parler le même langage que de parler la même langue. Nous avons tous fait l'expérience malheureuse d'avoir le sentiment de ne pas du tout être compris d'un voisin, d'un compatriote parlant notre langue. Alors que, dans certains cas, la communication est plus spontanée et plus gratifiante avec quelqu'un dont la langue est différente mais qui comprend immédiatement de quoi l'on parle parce qu'il accorde à peu près les mêmes valeurs et le même sens aux réalités dont on parle.

Les écureuils ne se préoccupent pas de ces questions et c'est sans doute pour cela que nous les aimons (quand ils ne viennent pas manger vos tomates sur le balcon ou déraciner les légumes de votre jardin). Ils sont enjoués, curieux, amusants insouciants... Je remercie Alexander de m'avoir envoyé la photo de celui-ci profitant des beaux jours de l'automne dans Hyde Park. J'imagine qu'Alexander a pris la photo après avoir fait comprendre à son charmant bouledogue anglais que les écureuils n'aiment pas lui servir de jouets.